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23 octobre 2019




Agenda

5 octobre : Fête des Familles de l'AFC de Strasbourg

6 octobre : Manifestation à Paris contre le projet de loi dit bioéthique

Comment écrire à son député ?


 

COMMENT ÉCRIRE À SON DÉPUTÉ

 

 

ÉTAT :

À l’heure actuelle, l’assistance médicale à la procréation (conception in vitro avec ou sans donneur extérieur) est autorisée :

Ø  pour les couples constitués d’un homme et d’une femme,

Ø  vivant ensemble et en âge de procréer,

Ø  qui ne peuvent avoir d’enfant pour cause d’infertilité ou de risque de maladie d’une particulière gravité.

À l’heure actuelle, la PMA ne fonctionne pas « à tous les coups », loin de là.

Plutôt que développer la PMA, il conviendrait de développer les moyens de lutter contre l’infertilité.

 

 

MÉTHODOLOGIE :

Ecrire une lettre manuscrite au député de votre circonscription (une lettre timbrée a plus d’impact qu’un courriel).

Indiquer lisiblement votre adresse : c’est parce que vous êtes de la circonscription de votre député qu’il lira votre lettre.

Ecrire une lettre courte (une demi-page est suffisante).

La lettre doit être bienveillante et encourageante. N’hésitez pas à le remercier pour son activité parlementaire ou simplement pour son attention quant au contenu de votre lettre.

Choisir deux ou trois arguments parmi ceux présentés ci-dessous et les développer un peu, avec vos propres mots et tournures.

Terminer la lettre en indiquant que vous êtes prêts descendre dans la rue pour manifester si le gouvernement ou l’assemblée nationale devaient ne pas tenir compte des résultats des États Généraux de la bioéthique.

Impératif : il est essentiel que vous rédigiez vous-même une lettre personnalisée.

Merci pour votre participation !


 

ARGUMENTS SUSCEPTIBLES D’ÊTRE ÉVOQUÉS :

Faut-il légitimer :

Ø  Une filiation artificielle, qui n’est pas fondée sur des données biologiques (l’adoption est certes une filiation qui n’est pas non plus fondée sur un lien biologique, mais elle a pour objet de donner des parents à un enfant déjà né en profitant d’un désir d’enfant) et prive donc volontairement un enfant de son identité biologique,

Ø  Une filiation voulue sans père (insister sur l’importance du père, sur la différence sexuée dans l’éducation),

Ø  Une filiation qui empêche de connaître son père (don de gamètes anonyme), ce qui induit un grand sentiment d’injustice par manque de construction de son identité paternelle,

Ø  Une filiation qui nie la parité (alors qu’elle est partout encouragée) et la complémentarité des sexes ?

 

Ce projet concernant la PMA :

Ø  n’est pas une promesse de campagne de Macron (n’apparait sur aucun document officiel)

Ø  est contraire aux conclusions des États Généraux de la bioéthique (à quoi ont-ils servi ?)

Ø  contribue à créer un droit à l’enfant (alors qu’on devrait plutôt garantir les droits de l’enfant)

Ø  ne répond pas à une discrimination (le Conseil d’État a décidé le 3 octobre 2018 que le refus d’ouvrir la PMA à deux personnes de sexe féminin ne constitue pas une discrimination, n’étant pas contraire au principe d’égalité), mais à une confrontation au réel,

Ø  ne répond pas à un souci de lutter contre les inégalités sociales ou contre une injustice (un engendrement sexué serait-il une injustice ?)

Ø  contribue à développer des activités médicales non thérapeutiques (on passe d’une médecine de soin à une médecine de satisfaction de ses désirs – premiers pas d’une démarche transhumaniste)

Ø  sous-entend le remboursement par la Sécu d’interventions qui n’ont pas pour objet de protéger la santé

Ø  a été admis par très peu d’États étrangers (Danemark, Belgique, Espagne, Finlande, Pays-Bas, Royaume-Uni, Suède) – Faut-il nous aligner sur les États moins-disant en matière bioéthique ?

Ø  laisserait entendre que la bioéthique peut fluctuer au gré des époques (en 1994, la PMA est limitée aux cas d’infertilité, et la GPA est interdite – en 2018, l’éthique aurait changé ? En quoi a-t-elle changé ? L’éthique n’est pas le paravent de modifications sociétales majeures sans aucun lien avec une réflexion normative sur l’agir humain)

Ø  est contraire à l’article 7 de la convention internationale des droits de l’enfant, qui s’applique en droit français (« l’enfant a le droit, dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevé par eux »)

Ø  mettra probablement fin à la gratuité des dons (au vu de la rareté des ovocytes) et pénalisera les couples infertiles,

Ø  discrimine les enfants nés par PMA par rapport aux enfants adoptés en ce que ces derniers peuvent connaitre leur père,

Ø  s’appuie sur l’idée que l’amour pourrait pallier toutes les difficultés, alors qu’ici les difficultés sont créées par les parents eux-mêmes,

Ø  considère le père comme un simple « fournisseur de ressource biologique » (rapport du CCNE),

Ø  promeut en réalité les familles monoparentales et le cortège de leurs difficultés (précarité),

Ø  n’est pas envisagé dans l’intérêt de l’enfant mais dans l’intérêt des parents d’intention,

Ø  ne peut se justifier par le seul fait que « c’est techniquement possible », sauf à accepter d’ores et déjà le transhumanisme,

Ø  tend à réduire la procréation à un acte technologique, voire commercial, coupé de toute relation d’amour entre les intervenants,

Ø  ouvre la porte à la GPA.

Ø  Est anti-écologique.